Hollande: "Quand la mayonnaise prend, il faut éviter qu’elle retombe"
Le candidat socialiste François Hollande a levé un peu le voile sur sa personnalité jeudi soir à la télévision, évoquant sa famille, sa transformation physique, sa compagne, et confiant surtout qu’il avait « beaucoup travaillé » pour se préparer à l’Elysée.
« On ne devient pas président de la République par hasard, comme ça, par un concours de circonstances », a déclaré sur France-2 le député de Corrèze, qui était un outsider avant la mise hors-jeu de Dominique Strauss-Kahn, au printemps 2011.
« La préparation est nécessaire », a noté François Hollande. « C’est un parcours, c’est un cheminement, c’est une obstination. C’est d’avoir compris à un moment ce qu’était l’attente d’un pays. Moi, j’ai travaillé, beaucoup travaillé », a-t-il confié, expliquant avoir mesuré l’ampleur de la crise et défini depuis longtemps la jeunesse comme priorité.
Donné favori par les sondages, il a refusé de crier victoire trop tôt.
« Quand la mayonnaise prend, il faut éviter qu’elle retombe et ça peut tourner », a-t-il remarqué, ajoutant être « suffisamment expérimenté dans la vie politique pour savoir que rien n’est jamais acquis ».
Interrogé sur ses traits de caractère, il a dit avoir « de la pudeur », « une certaine réserve » et de « la ténacité ».
Invité à parler de sa famille, François Hollande a précisé que son père, conservateur, avait été « pour l’Algérie française » et « anti-gaulliste ». Il a raconté que sa mère était « joyeuse » et « aimait les gens » – une qualité qu’il pense avoir hérité d’elle.
Il a expliqué aussi qu’après avoir été déclaré inapte au service militaire pour myopie, il avait passé une seconde visite afin de pouvoir faire son service. « Quand il y a un devoir à faire, il faut l’accomplir », a-t-il considéré.
Devant des photographies montrant sa perte de poids entre 2007 et 2012, il a confié avoir voulu « être plus à l’aise » avec lui-même. « Etre présentable pour me présenter », a-t-il ajouté. « Ce n’était pas de la communication, c’était simplement d’être plus en harmonie avec moi-même ».
François Hollande a estimé que la confiance était un « mot-clef dans la vie politique ». « Si vous demandez la confiance d’un pays, vous devez être digne de cette confiance », a-t-il dit, estimant ne pas avoir « le droit de trahir cette confiance ».
Alors que certains lui reprochent de fuir les conflits, l’ex-Premier secrétaire du PS a rétorqué: « Je ne suis pas un homme de problèmes, je suis un homme de solutions ». « J’essaie de résoudre les conflits, je ne cherche pas les conflits », s’est-il justifié, en assurant: « quand ils s’imposent, je les règle ».
Il a enfin parlé de sa compagne, la journaliste Valérie Trierweiler, qui n’a « pas de fonction » dans sa campagne. Simplement, « elle est le plus souvent possible avec moi et ça m’est très utile et très précieux », a-t-il dit.
Article source: http://www.lalibre.be/actu/international/article/715737/hollande-quand-la-mayonnaise-prend-il-faut-eviter-qu-elle-retombe.html
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